Aurore F.

 

Une St Valentin inoubliable


(Fic concours St Valentin 2011)

 

 

CHAPITRE 1

 

L’histoire se déroule en 1788, Oscar et André sont depuis un an aux Garde-françaises et vivent leur amour naissant secrètement encore. Nous sommes en Février, l’air hivernal est encore frai malgré l’après-midi ensoleillée. Et, par une belle fin d’après-midi, une cavalière aux cheveux d’or et aux yeux océan franchissait les grilles de la caserne, éclaboussant au passage le soldat de garde. Celui-ci grommela face à cette attitude de gens foutiste, face à cette cavalière noble qui n’a visiblement que faire des gens de peu. Remarquant que le soldat avait marmonnait des injures à son propos, la cavalière stoppa son cheval à quelques mètres de lui et tourna son visage d’ange vers lui, d’une grande franchise et d’une voie claire et douce s’excusa de l’avoir éclaboussait. L’homme, d’une carrure imposante et bien faite, d’un visage carré, aux cheveux aussi sombres que la nuit et aux yeux d’un couleur intense semblait avoir perdu toute agressivité quand ce doux regard ciel se posa sur lui. Il était resté bouche bée devant cette ange tombée du ciel. Les deux personnes restèrent là. Elle, attendait une réplique du soldat, mais rien hormis cette expression de surprise. La magie qui opérait sur l’athlète s’estompa avec l’arrivée de son supérieur, le Colonel Oscar François de Jarjayes.

Oscar : Rosalie ?! Mais que viens-tu faire ici ?

Rosalie : Je suis venue faire route avec vous Oscar. Nos chevauchées ensemble se font bien rares et cela me manque.

Oscar : (d’un sourire) A moi aussi elles me manquent. (voyant le soldat) Dis-moi Rosalie, le garde ne t’a pas importuné ?

Rosalie : Non, non Oscar, je m’excusée juste de l’avoir éclaboussé.

Sans chercher plus d’explication, Oscar aida Rosalie à descendre de cheval et l’accompagna dans son bureau, passant son bras autour des épaules de la jeune fille. L’homme de garde les regarda s’en aller avec complicité. Jamais il n’avait vu son Colonel aussi tendre et gentil. Cet ange devait lui être chère pour qu’il montre tant de tendresse et de complicité. Secouant la tête pour sortir de ses songes, il reprit son poste jusqu’à la nuit tombée. Il l’avait vu partir avec l’officier.

Pendant la nuit, le brave soldat n’avait pas fermé l’œil une seule fois. Ses pensées et rêves étaient occupés par cette cavalière dont la beauté égalée celle d’Aphrodite. Le lendemain, il se réveilla le premier, enfin, se leva plutôt le premier, les cheveux en pétard, les yeux et le visage bouffis. Il alla se passer un peu d’eau sur le visage pour se réveiller. Pendant le tour de garde avec son compagnon, il était ailleurs n’écoutant pas André. Il se passa encore plusieurs jours et toujours il faisait les mêmes rêves .Toujours cette Rosalie aux yeux saphir venait le hanter. Pourquoi diable, d’un seul regard, d’une seule parole, l’avait-elle fait chavirer. Il ne se reconnaissait plus. Jamais il ne s’était intéressé aux femmes, sauf pour une nuit, mais jamais une d’entre elle ne l’avait hanté. Pourquoi fallait-il qu’il soit tombé amoureux de cette fille inaccessible pour lui. Car inaccessible, elle l’était. Il ne pourrait jamais rien construire avec elle. Elle était très surement noble et qui plus est, elle devait être la fiancée de son Colonel. Son supplice était davantage accru car chaque jour, Rosalie venait rejoindre Oscar à la caserne pour ensuite partir pour Jarjayes. Un beau soir étoilé, de garde avec André, il rêvassait encore à sa belle inaccessible. Intriguait par le silence et la mine de son compagnon, André se décida donc à couper le silence.

André : Dis-moi Alain, qu’est-ce qui te met dans un pareil état ?

 

Alain : (sortant de ses songes) Hein ? Moi ? Rien du tout pourquoi ?

 

André : (loin d’être dupe) Arrête, je te connais assez pour savoir que quelque chose … ou quelqu’un te tracasse. Serait-ce une femme ? Tu sais, on apprend beaucoup de chose la nuit, surtout quand tu te mets à parler en dormant.

 

Alain ne savait où se mettre et quoi répliquer pour la première fois de sa vie. Mais peut-être que parler avec André de son souci de cœur lui serait bénéfique. Après tout celui-ci était très proche du Colonel, il pourrait ainsi avoir quelques renseignements sur Rosalie.

 

Alain : Je ne peux rien te cacher à toi. Vois-tu, j’ai croisé le regard d’une superbe jeune femme il y a quelques jours et depuis, je n’arrive plus à la chasser de mes pensées. (André sourit) Je crois bien que je suis amoureux d’elle, mais elle ne voudra jamais de moi.

 

André : Et comment se nomme la déesse qui à réussi à te prendre le cœur ?

 

Alain : Je sais juste qu’elle s’appelle Rosalie. Mais elle est noble et en plus, je suis sûre que c’est la fiancée du Colonel, vu comment il est gentil avec elle et …

Il ne fini pas sa phrase qu’André éclata de rire à s’en tenir les côtes. Vexait du comportement de son ami, Alain lui tapa la tête avec son poings de fer. Comment osait-il se moquer de lui alors qu’il s’était confié à lui et li avait fait confiance.

André : (rigolant encore à moitié) Ah Alain, décidément, tu ne cesseras jamais de m’étonner. Rosalie n’est pas la fiancée d’Oscar, c’est juste qu’il la considère comme sa sœur. Et puis, elle n’est pas noble, enfin si, mais elle préfère ne pas l’être. (Voyant l’incompréhension d’Alain) Allez, viens, je vais tout t’expliquer.

 

C’est ainsi que pendant leur ronde, André expliqua toute l’histoire de Rosalie à Alain. Le soldat au foulard en fut fort soulagé. Son ange ne lui était pas si inaccessible en fin de compte. Mais comment s’y prendre, ça tombe, elle l’avait déjà oublié et ne se souvenait plus de son visage. Et à cette idée, sa mine se grisa. André lui promit de l’aider, après tout, Alain l’avait aidé aussi avec Oscar, s’en savoir que la femme en question était justement Oscar.

Au changement de garde, Alain s’endormit dans sa couchette comme un bébé, pensant à son ange cavalière. Il devait essayer, tenter sa chance, après tout, que risquait-il à part se prendre un râteau monumental ?

**********

CHAPITRE 2

 

Deux jours s’étaient passés depuis sa discussion avec André, et toujours le hantait. Toujours, il s’arrangeait pour être de garde aux grilles de la caserne quand Rosalie venait chercher Oscar, il avait besoin de la voir, ne serait-ce que quelques secondes. Ayant eu une idée lumineuse par une journée de pluie, Alain s’affaira à la rédaction d’un doux mot pour l’élue de son cœur. Il le confia ensuite à André pour que celui-ci puisse le glisser dans la chambre de Rosalie, ce qui lui était facile puisqu’il avait libre accès au château des Jarjayes. C’est ainsi qu’un soir en rentrant avec Oscar, Rosalie trouva sur son secrétaire une enveloppe anonyme lui étant adressait. Elle l’a lu à voix basse.

 

« Cette nuit j'ai fait un songe.

J'ai rêvé d'une petite princesse,

D'un doux petit teint rosé

Si agréable et si belle à regarder.

 

De ses yeux clairs couleur de bleu

Me transportait dans un monde d'univers,

Au chaleureux royaume de son cœur

Pour me faire partager son bonheur.

 

Mon cœur ne fait que chanter

Une douce mélodie d'amour

Pour conquérir son cœur de velours.

 

Avec son sourire d'angélique

Mon rêve devient magnifique.

De ses douces lèvres j'ai rêvé.

 

Je réalise mon bonheur et ma joie,

A chaque fois que je la vois

Car cette petite princesse c'est toi. »

 

Rosalie rougit à ces doux mots écrit sur ce papier jaunit par le temps. Quelqu’un l’aimait en secret. Qui ? Pourquoi elle ? Elle ne sortait presque jamais de Jarjayes, à part pour aller chercher Oscar à la caserne et chevaucher avec elle. Et jamais elle n’a croisé quelqu’un sur son chemin, à part quelques paysans et malheureux habitants de Paris. Cela ne pouvait pas être André, elle savait qu’il était fou amoureux d’Oscar et qu’ils étaient ensemble même s’ils tentaient de le cacher le plus possible. Ne voulant pas inquiéter Oscar, la jeune fille alla aux écuries trouver André. Il pourrait peut-être l’aider et la conseiller.

 

André : (la taquinant) Eh bien Rosalie, je ne te savais si séductrice ahahah.

 

Rosalie : (s’indignant) André !

 

André : Calme-toi, je te taquine.

 

Ils discutèrent un instant sous l’oreille attentive des chevaux, puis Rosalie repartit dans sa chambre sous le regard bleu d’Oscar qui était à sa fenêtre, puis vit André en sortir. Que manigançaient-ils tout les deux à cette heure tardive ? Elle en aurait le cœur plus tard, car pour le moment elle n’aspirait qu’à un peu de repos.

Les jours continuaient de passer doucement, Alain ne cessait de penser à Elle, et l’apercevoir chaque après-midi lui chauffait le cœur. Il ne la lâchait pas du regard, attendant qu’elle se perde à l’horizon pour revenir à son devoir. Et tout les soirs, Rosalie, sur son secrétaire recevait des poèmes d’amours toujours anonymes, enfin presque. La seule signature qu’il y avait en bas de chaque poème était « Votre admirateur ». La jeune femme cherchait toujours qui pouvait être cet homme si romantique et si mystérieux. Mais plus elle cherchait et moins elle trouvait.

 

**********

 

CHAPITRE 3

 

Nous étions déjà le 9 Février, Alain ne désespérait pas et continuait chaque soir de donner un poème à André pour que celui-ci le dépose dans les appartements de Rosalie. Et il était heureux de savoir que ses mots doux ne rendaient pas insensible la jeune fille. Il était comme sur un petit nuage. Mais une seule chose venait mettre de l’ombre dans sa joie : Oscar de Jarjayes. son Colonel semblait être très attaché à la jeune fille et jamais il n’accepterait que celle-ci est quoique se soit avec un simple soldat sans fortune. La fin d’après-midi approchée, il se dépêcha d’aller à la grille pour saluer l’arrivée de sa belle aux yeux clairs. Elle répondit à sa salutation par un franc sourire et s’en alla retrouver Oscar dans son bureau. Sauf que celle-ci ne s’y trouvait pas. Elle était de surveillance dans Paris et arriva quelques minutes plus tard. Le Colonel remarqua bien l’absence d’Alain, bien que présent physiquement.

 

Oscar : Alors soldat, on rêvasse pendant sa garde.

 

Alain : Non, non Colonel, je … Ca ne se reproduira plus Colonel.

 

Au même moment que l’officier et son sous lieutenant discuter, Rosalie arriva dans leur direction pour demander au soldat s’il savait où se trouvait Oscar et fut surprise de la voir à la grille car elle ne s’y attendait pas, pensant plutôt que la militaire devait être quelque part dans l’enceinte de la caserne. Alain la suivait du regard quand elle s’avança vers eux. Et essaya au mieux de ne pas se faire surprendre par son Colonel. Chose ratée car Oscar avait bien remarqué la lueur dans les yeux d’Alain et sourit intérieurement. Que cette armoire à glace soit tombé sous le charme de sa protégée angélique ne l’étonnerait guère. Mais l’officier aux yeux de glace lui envoya un regard sévère pour lui signifier qu’il n’était pas dupe. Ce qui n’échappa pas à Rosalie, qui commençait à se poser des questions. Oscar descendit de sa monture et alla dans son bureau en compagnie de Rosalie, s’installa dans son fauteuil et défit ses gants.

 

Oscar : Eh bien Rosalie, il semblerait que tu ne laisse pas indifférent un certain soldat.

 

Rosalie : Ah oui ? Et lequel ?

 

Oscar : (souriant) Voyons Rosalie, ne me dis pas que tu n’a pas remarqué le regard d’Alain de Soisson sur toi. C’est bien la première fois depuis que je suis ici que je le vois aussi comment dire … aussi calme et respectueux. Je ne sais pas se que tu lui as dit pour qu’il soit ainsi, je ne sais pas par quel miracle tu as réussi à attendrir ce grand gaillard.

 

Rosalie : Bah justement, je n’est rien dis ou fais quoique ce soit Oscar.

 

Sur la route du retour, Rosalie restait silencieuse, repensant à ce que lui avait dit Oscar une heure auparavant. Se pourrait-il que ce soit cet Alain son mystérieux admirateur. Il n’en avait pourtant pas le profil. Il lui paraissait plus un homme bagarreur et … Et quoi d’ailleurs ? Elle ne savait le dire. Elle ne niait pas qu’il était très séduisant et que son côté insolant ne lui déplaisait pas. Elle ne savait pas. Remarquant son silence peu habituel, Oscar décida d’entamer la conversation.

 

Oscar : Tu es bien silencieuse Rosalie. Quelque chose ne va pas ?

 

Rosalie : Non tout va bien. Je réfléchissait juste.

 

Oscar : (souriant) Dis moi si je me trompe, mais j’ai l’impression que mon hypothèse sur Alain te tracasse.

 

Rosalie : « Comment fait-elle pour toujours tout deviner ? » Un peu, oui. Dites-moi Oscar, est-ce que d’après vous, Alain serait un romantique.

 

Oscar : (surprise) Un romantique ?! Je dirais plutôt un rustre. Mais c’est sans doute parce que je suis noble qu’il est ainsi. Tu devrais plutôt demander à André, il le côtoies plus que moi. Mais pourquoi cette question.

 

Rosalie : Pour rien … En faite, si. Depuis quelques jours je reçois tous les soirs des poèmes d’amour et je commence à me poser des questions depuis que vous m’avez fait par de votre hypothèse.

 

Oscar ne répondit pas. Ou plutôt, ne savait pas quoi répondre. Elle et les choses de l’amour, c’était pas encore trop ça, même si elle était heureuse d’être avec André. Mais, au vu de son aveuglement pendant des années, elle était assez mal placée pour lui donner des conseils. C’est pourquoi elle l’avait envoyé vers André.

 

 

 

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CHAPITRE 4

 

10 Février. Encore quatre jours avant la Saint Valentin. Alain avait décidé de préparer un petit quelque chose pour sa belle et irrésistible cavalière. Mais avant, il fallait réussir à l’approcher, à lui parler et à avoir son consentement pour une soirée. Rosalie, elle, avait décidé de faire plus ample connaissance avec Alain. Si c’était lui le mystérieux admirateur, elle devait en être assurée. De plus, ce robuste soldat ne la laissait finalement pas trop indifférente. Mais avant, elle voulait voir si son admirateur c’était bien lui. Elle s’installa à son secrétaire et commença à écrire quelques mots sur un papier et alla le donner discrètement à André pour que celui-ci le glisse dans les affaires d’Alain. Ce petit jeu du chat et de la souris entre ces deux là commençait vraiment à amuser notre beau brun aux yeux émeraudes et il fit comme s’il n’était au courant de rien et s’exécuta.

A la caserne, Alain trouva donc, dans l’une de ses bottes la fameuse lettre de Rosalie. Il la lu avec impatience, un sourire jusqu’aux oreilles.

 

« Vos mots bleus me laissent heureuse.

Le charme de vos poèmes me fait rêver,

De vos lettres je ne peux me lasser.

 

R. »

 

« R » comme Rosalie pensa immédiatement Alain. Comment avait-elle devinait que c’était lui qui lui écrivait ces doux poèmes ? André aurait-il vendu la mèche ? Non, jamais il ne le trahirait. Sans perdre une seconde, il alla voir André et lui demander des explications, enfin, plutôt des renseignements. Celui-ci lui affirma que Rosalie lui avait demandé de lui remettre cette lettre aussi discrètement que lui les lui envoyé. Alain en resta bouche bée. Belle et intelligente. Voilà ce qu’était celle pour qui son cœur battait. Aujourd’hui, il était le plus heureux des hommes. Cette lettre gardée son doux parfum, cette écriture si fine montrait toute la délicatesse de la jeune femme. Cette lettre, jamais il ne s’en séparerait, toujours il l’aurait dans sa poche pour à n’important quel moment, il puisse se plonger dans l’encre de ces trois lignes. Entre temps, il avait chargé André de transmettre une autre lettre à Rosalie.

Dans l’après-midi, Rosalie se rendit à la caserne. En la voyant dans la cour d’entrée, Alain alla à sa rencontre. Elle devait sans doute chercher le Colonel.

 

Alain : Bonjour Mademoiselle. Si vous cherchez le Colonel, il est de l’autre côté de la caserne, pour une séance d’entrainement. Je peux vous y accompagner si vous le désirez.

 

Rosalie : Je vous remercie Alain, j’accepte avec grand plaisir. Mais en réalité c’est vous que j’étais venu voir. (Voyant la demie surprise d’Alain) En effet, je voulais savoir si vous accepteriez une ballade à cheval en ma compagnie.

 

Alain : Cela aurait été avec joie Mademoiselle, mais je suis de garde et le Colonel ne le permettra jamais.

 

Rosalie : Ne vous inquiétez pas pour Oscar, si c’est moi qui lui demande il ne refusera pas.

 

Alain était mal à l’aise d’être si proche de celle qui depuis des jours le hantait. Il voulait la serrer dans ses bras, lui dire à quel point elle lui faisait chavirer le cœur, à quel point il était tombé fou amoureux d’elle et que pour son bonheur il était prêt à tout. Rosalie remarqua son trouble, ce qui confirma ses soupçons. Ce mystérieux admirateur était bien Alain. Elle n’en fut pas déçu, il avait un certain charme et il ne la laissait pas si indifférente. A cette idée, ses joues se colorèrent. Alain le remarqua. C’était elle qui lui avait écrit cette courte lettre. Ils étaient tous les deux au milieu de la cour, ne disant mots, leurs regards se fuyant comme pour éviter de se retrouver les yeux dans les yeux et y voir se que leur cœur disait. L’arrivée d’Oscar les ramena un peu à la réalité. D’ailleurs, elle n’avait pas manqué la scène et en fut amusée. C’est les bras croisés et le pied tapotant le sol qu’Oscar intervint. Alain, tout gênait se retourna vers son supérieur en se passant une main derrière la tête.

 

Alain : Colonel … vous avez la visite de Mademoiselle …

 

Oscar : C’est ce que je vois, et vous faisiez ?

 

Rosalie : Mais rien Oscar. Alain a eu la gentillesse de me proposer de m’accompagner jusqu’à l’esplanade pour vous trouver.

 

Oscar : Je vois, et pourquoi voulais-tu me voir si tôt ?

 

Rosalie : Je voulais vous demander d’accorder son après-midi à Alain pour qu’il m’accompagne dans ma promenade. Je serais plus rassuré s’il m’accompagnait.

 

Alain ne savait pas où se mettre entre ses deux là. La petite de ses rêves avait du cran et savait jouer habilement avec les mots et la situation. Mais ce qu’il redoutait, c’était l’attitude et la réaction de son supérieur. Qu’allait-il penser. Qu’il était incapable de lui demander un après-midi de repos, qu’il tentait de charmer sa protégée.

Oscar avait remarqué qu’Alain n’était pas indifférent à Rosalie et que celle-ci semblait elle aussi quelque peu attirait par son subordonné. De plus, André l’’avait informé de toute l’histoire depuis le début. Et pour dire vrai, au départ elle n’était pas très d’accord qu’Alain tente de séduire Rosalie, mais sa profonde tendresse pour celle-ci eu raison d’elle et puis, comment pouvait-elle empêcher Rosalie de vivre sa vie alors qu’elle avait dû tout sacrifier pour satisfaire son père.

 

Oscar : (dans un soupir) Très bien Rosalie. Si tu me promets d’être de retour à Jarjayes pour le diné.

 

Rosalie la remercia et partir aussitôt avec un Alain un peu décontenançait, mais heureux, plus qu’heureux de se retrouver seul avec Elle. Oscar les regarda partir avec un sourire aux lèvres quand André vint la rejoindre dans son dos. Elle tourna la tête vers lui pour échanger un trop court baiser. Puis, à deux, ils les regardaient s’éloigner au loin.

 

Oscar : Tu aurais dû voir la tête d’Alain, André. C’était à pleurer de rire. Le pauvre ne savait plus où se mettre.

 

André : (lui souriant) Je m’en doute. Qu’aurait pensé le Colonel s’il voyait que son sous lieutenant charmait sa protégée ahahah.

 

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CHAPITRE 5

 

Les deux cavaliers chevauchaient depuis maintenant une heure et n’avait pas dit un mot de tout le trajet. Chacun étant mal à l’aise en la présence de l’autre. Rosalie ne savait que dire et Alain, ne savait pas quoi dire non plus, de plus, il fallait aussi qu’il fasse attention car son Colonel n’apprécierait pas si il arrivait quoique ce soit à sa jeune et belle protégée. Décidant de couper à ce silence insupportable, Alain proposa à Rosalie de l’emmener dans un endroit qu’il appréciait beaucoup, autre que des tavernes. Elle accepta sans hésitation la proposition et il accélérèrent l’allure pendant une quinzaine de minutes jusqu’à un étang, en lisière d’un bois en dehors de Paris. L’endroit était magnifique malgré la saison hivernale. L’étang était gelé. L’herbe et les arbres légèrement blanchis par la neige. Il descendit de cheval et aida la jeune fille à en faire de même. Elle était dans ses bras. C’était enfin réel, après tant de nuits à en rêver. Il se sentait étrangement bien et heureux qu’il en fut troublé. Rosalie était dans le même état. Elle était contre lui, contre ce torse viril et musclé. Sa présence dégageait une chaleur rassurante et protectrice. Son corps était parcouru d’étranges sensations. Leurs regards étaient comme attirés l’un vers l’autre. Elle plongea ses yeux océan dans les siens. Lui de son regard noisette contemplait ces prunelles de ciel. Plus rien ne semblait exister autour d’eux. Il était attiré par ses lèvres si tentatrices et douces. Il approcha lentement son visage du sien et déposa avec une infini douceur ses lèves sur les siennes, si longtemps désirées. Rosalie se laissa faire, envahit de sensations inconnues. Doucement il approfondit son baiser, sa langue cherchait la sienne. Complètement chavirait, Rosalie répondit à ce doux baiser, se laissant aller au ballet de leur langue. Elle passa ses bras autour du cou du soldat pour ne pas se décrocher de lui, pour pouvoir approfondir davantage ce baiser qui se voulait de plus en plus passionnait. Dans un saut de lucidité, Alain réalisa ce qu’il était en train de faire et, à regret, se détacha de cet être si désiré. Rosalie ne comprenait pas pourquoi il avait coupé court à cette douce étreinte.

 

Alain : (gêné) Je … Je suis désolé … Je n’aurais pas dû, je ne sais pas ce qui m’a prit …

 

Rosalie : (déçue) Ce n’est rien …

 

Alain : Je vous raccompagne, il commence à se faire tard. Je ne voudrais pas que vous ayez des ennuis avec le Colonel si vous n’êtes pas rentrée à l’heure prévue.

 

Avec tristesse, il aida la jeune fille à remonter sur son cheval et ils partirent tout deux vers Jarjayes. la route se passa dans le plus grand silence. Chacun étant gêné de ce qui c’était passé à l’étang. « Mais quel idiot je fais. Que va-t-elle penser maintenant ? Et si elle se plaint au Colonel je suis foutu » pensa Alain. Rosalie aussi était à ses pensées. « Pourquoi a-t-il stoppé ce doux et savoureux baiser ? Ai-je fait quelque chose qu’il ne fallait pas ou a-t-il peur des représailles d’Oscar ? » Ils arrivèrent à Jarjayes la tête basse. Ils passèrent les larges grilles et s’arrêtèrent à quelques pas du perron. Il l’aida à descendre de sa monture et quand il se retourna pour remonter sur la sienne, elle lui attrapa délicatement le bras et lui murmura quelques mots à l’oreille.

 

Rosalie : (à son oreille) Ne vous en veuillez pas Alain. Cette balade et votre compagnie m’ont fait grand plaisir. Et continuez de me charmer de vos doux poèmes.

 

Puis elle rentra rapidement dans la demeure, laissant un Alain abasourdit par cette parole. Elle ne lui en voulait pas pour ce baiser au contraire. Un sourire aux lèvres, il remonta en selle et repartit pour la caserne. Du haut de sa fenêtre, Oscar avait vu toute la scène, André qui l’enlaçait lui sourit.

 

André : Tu vois, ils sont fait l’un pour l’autre.

 

Oscar : (lui caressant les cheveux) Tu as raison André.

 

Oscar se retourna et sourit à André avant de l’embrasser avec passion. Mais l’heure n’était pas à ça, ils devaient descendre rejoindre Rosalie pour le diner.

La nuit de Rosalie et d’Alain furent chargée de rêves, repassant cette fabuleuse après-midi en boucle et s’imaginant ce que la suite aurait pu être.

 

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CHAPITRE 6

 

Le lendemain matin, Oscar et André arrivèrent tôt à la caserne. Le Colonel chargea un soldat d’avertir Alain qu’il l’attendait dans son bureau et le ton sévère qu’il avait prit ne laissait rien présager de bon. Surprit, Alain de dirigea vers le dit bureau et y entra un peu inquiet. Oscar était assise, le regard grave, les coudes posaient sur le bureau, les mains croisées servaient d’appui à son menton. Celle-ci lui ordonna de s’asseoir et le fixa droit dans les yeux. Alain était assez mal à l’aise de se retrouver là et craignait le pire.

 

Oscar : Je vais être franc avec vous. Je n’apprécie pas beaucoup que vous tourniez autour de Rosalie. Cependant elle est libre de fréquenter qui elle veut et de mener la vie qu’elle veut. (Elle se leva et se posta à sa fenêtre comme à son habitude) Et je ne suis pas son père pour choisir à sa place ses fréquentations et lui imposer quoique ce soit. Mais je vous prévient, (s’approchant, postant ses poings sur les accoudoirs du siège d’Alain et le fixa d’un regard de glace) si jamais j’apprends que vous lui avait fait le moindre mal ou que vous vous êtes moqué d’elle, vous en paierez très chèrement les conséquences. Me suis-je bien fait comprendre ?!

 

Alain acquiesça d’un hochement de tête puis se dirigea vers la porte, au moment où il l’ouvrit, Oscar l’interpella.

 

Oscar : Au faite, la Saint-Valentin est dans trois jours, ne l’oubliez pas. Et si vous voulez lui faire plaisir, ses fleurs préférées sont les roses rouges et les lys.

 

Le soldat avait du mal à réaliser, son Colonel consentait à ce que lui, un simple soldat fréquente, voir plus, une noble. D’un salut militaire et d’un sincère remerciement il sortit du bureau de son supérieur plus heureux que jamais. Il pouvait espérer quelque chose de sérieux avec sa Rosalie. Et le jour des amoureux en serait pour lui le commencement symbolique. Il était sur un petit nuage, rien ne pourrait venir stopper sa joie, son bonheur. Un rendez-vous, voilà ce qu’il allait lui proposer. Il allait l’inviter ce 14 Février pour passer le plus beau jour de sa vie et lui faire sa déclaration. D’un pas rapide, il alla dans les dortoir et saisit sa plume et se mit à écrire. Mais cette fois, c’est au Colonel directement qu’il demanderait pour la transmission. Oscar en fut surprise mais accepta. Et le soir même transmit la lettre à Rosalie. Celle-ci lu aussitôt la lettre sans se soucier de la présence d’Oscar qui la regardé avec un sourire doux.

 

« Par le consentement d’un protecteur généreux,

Je suis devenu le plus heureux.

Pour toi mon cœur bas encore plus,

Pour la plus belle créature de ce monde.

Et pour ce jour des amoureux,

Je t’invite pour la soirée

Alain. »

 

 

Le visage de Rosalie c’était illuminé devant ces quelques lignes. Et c’est les larmes aux yeux qu’elle sauta au cou d’Oscar pour la remercier. Oscar ne pu que sourire et l’enlacer. Voir Rosalie heureuse était la seule chose qui lui importait. Alors sil elle pouvait y mettre un coup de pouce, pourquoi pas. Elle lui proposa d’aller voir Grand-Mère pour que celle-ci lui confectionne une belle robe digne de sa beauté.

Alain, lui était aux anges. Il se loua un costume pas trop cher mais en bon état et acheta également de sublimes roses rouges ainsi que deux lys blanc disposaient au milieu du bouquet. Il avait encore du mal à réaliser que son rêve le plus fou allait devenir réalité. Et pour ça, il fallait que tout soit parfait.

 

Les deux jours passèrent avec une lenteur qui semblait être une éternité pour les deux cœurs. Mais enfin, le 14 Février se montrait. Et le soir, un carrosse aux armes des Jarjayes s’arrêta devant chez Alain. Oscar en descendit pour aider Rosalie à y descendre, Alain, à la porte, n’en croyait pas ses pauvres yeux. Elle était encore plus belle que belle. Une telle beauté ne pouvait être humaine et pourtant. Sa robe, simple et magnifiquement brodée, d’une couleur bleu ciel accentuait d’avantage sa beauté, ses cheveux pareil à l’or étaient magnifiquement coiffés. Le bougre en resta bouche bée jusqu’à ce qu’Oscar le tire de sa rêverie.

 

Oscar : (taquine) Soyez sages.

 

Puis elle laissa Rosalie aux mains d’Alain, plus que charmait. André fit repartir le carrosse avec un sourire malicieux. Il avait lui aussi prévu quelque chose pour Leur Saint-Valentin, mais Oscar n’en savait rien.

 

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CHAPITRE 7

 

L’intérieur de la demeure était modeste mais chaleureuse. Alain avait fait le grand ménage, installait une nappe blanche sur la petite table, mit quelques bougies dans la pièce. Bref, l’atmosphère était romantique. Le diner se passa dans le rire et la bonne humeur, Alain faisait le plaisantin après un long moment de silence causait par la gêne. Rosalie riait de bon cœur. Elle se sentait bien en sa compagnie. A un moment, le soldat se leva sans un mot et partit dans la petite pièce qui servait de cuisine et ramena le bouquet qu’il offrit l’œil brillant à Rosalie. Celle-ci en fut toute émue et fort touchée. Puis, se mettant à genoux devant elle, il sortit de sa poche une petite bois et l’ouvrit.

 

Alain : (la regardant dans les yeux) Rosalie, tu es la femme la plus belle de ce triste monde et pour toi je serais prêt à tout. Veux-tu m’épouser ?

 

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De son côté, André avait mené le carrosse jusqu’au lac de leur enfance sous l’incompréhension d’Oscar. il la fit descendre avec tous les honneurs, prit le panier et la nappe et installa le repas du pique-nique sur cette grande nappe couleur nuit. Oscar fut touchée d’une telle attention de la part de Son André. Ils mangèrent puis André lui offrit une rose d’une blancheur éclatante avant de s’emparer de ses lèvres si douces. Oscar répondit à se baiser, s’enlaçant l’un l’autre, se prodiguant multitude de caresses avant de passer à l’acte. Ils avaient envie l’un de l’autre, ils roulèrent sur la couverture, laissant au passage leurs vêtement se perdre aux alentours. Le désir laissait peut à peut la place au plaisir avant d’atteindre la paroxysme ensemble.

 

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Petit lemon

 

Alain n’y allait par quatre chemins, il l’aimait comme jamais il n’avait aimé et il voulait faire sa vie avec Elle. Mais en homme prévenant, il avait été faire sa demande à Oscar avant, et la réponse de celle-ci l’étonna quand elle lui répondit qu’il devait demander à Rosalie et non à lui. Alors, ni une ni deux, il prit son courage à deux et lui fit sa demande. Rosalie, demeurait surprise. Avait-elle bien entendu ce qu’elle avait entendu ? Il la demandé en mariage. Et les yeux brillant, elle accepta. Alain le sourire plus radieux que jamais se redressa, passa lentement l’anneau autour de son doigt. Il avait l’impression de rêver et pourtant c’était bien réel. Elle avait dit oui. Ils se regardèrent un instant avant de s’embrasser timidement d’abord puis le baiser se fit plus passionnait, Rosalie chavirait sous cette étreinte, contre cet homme musclé et doux pourtant. Elle passa ses bras autour de son cou et approfondit le baiser. Plus rien autour d’eux n’existait. Alain l’enlaça davantage de ses bras puissant pour ne pas qu’elle lui échappe, pour la retenir, la sentir encore plus prêt de lui. Sans relâcher ses lèvres savoureuses, il la prit dans ses bras et l’amena jusque dans la chambre. Il l’allongea sur le lit en poursuivant ses baisers dans son cou. Doucement, il entreprit de défaire sa robe, il allait lentement, ne voulant pas effrayer Rosalie, novice en ces choses et tout en l’embrassant, il la rassurait et elle se détendit, se laissant faire, continuant de l’embrasser. Il défit ensuite les lacets du corset, entreprit de lui retirer ses jupons. Dans des gestes complètement instinctifs, Rosalie commença à déboutonner sa chemise, laissant paraître un torse des plus viril. Elle le caressa, sentant ses muscles parfaitement sculptaient. Il se détacha un court instant pour retirer son pantalon. Les deux jeunes gens se retrouvaient complètement nus. Rosalie en était quelque peut gênée, Alain la contemplait, elle était si belle. Il recommença doucement à la couvrir de baisers, descendant lentement sur tout son corps, lui disant des doux mots pour la rassurer, lui prodiguant mille et une caresses sur tout le corps, il s’attarda entre ses cuisses, continuant, de ses mains expertes à les caresser. Un feu ardent ce faisait sentir en la jeune femme. Satisfait, Alain regagna la bouche de sa partenaire, l’embrassant avec fougue et passion, lui prodiguant mille frissons, elle se sentait étrangement bien. Ses mains innocentes commençaient doucement à lui caresser le torse, le dos puis descendit lentement jusqu’à ses fesses musclés, puis elle remontant doucement vers les reins de son partenaire. Et d’une main inexpérimentée, alla doucement à la rencontre de la virilité d’Alain, sans gestes brusques, commença à la caresser tout en continuant de tenir en otage les lèvres de ce soldat et en caressant l’échine de l’autre main. Alain sentait le plaisir et le désir monter en lui sous l’effet de ses délicieuses caresses. Il lui parcourut le ventre et la poitrine de baisers doux, la faisant se cambrer sous le plaisir pour en redemander plus. Il se ressaisit de ses lèvres tentatrices, sans gestes brusques, écarta ses fines cuisses blanches et pénétra en elle, lui arrachant un cri de douleur qui s’estompa quand il entreprit ses mouvements de va et vient de plus en plus rythmés. Leurs respirations étaient rapide et courte, Rosalie était totalement chavirait par le plaisir, passant ses mains dans ses cheveux sombres avant de descendre jusqu’à ses fesses, l’incitant à continuer toujours plus. Alain comprit très bien le message et s’exécuta, approfondissant encore, accélérant le rythme. Dans une harmonie parfaite, les deux amants atteignirent l’orgasme ensemble. Le souffle court, la peau humide de ces ébats, ils se couchèrent l’un contre l’autre, Rosalie se blottissant contre ce torse entre ses bras puissant pour s’y endormir. Alain la contempla encore en lui caressant la joue avant de tomber lui aussi dans le monde des rêves.

 

Cette Saint-Valentin était devenue un moment inoubliable pour Alain et Rosalie, date symbolique de leur amour. Mais elle l’était aussi pour Oscar et André qui avaient vécu ensemble pour la première fois cette fête et se l’était partagés. Le 14 F2vrier 1788 restera à jamais pour, ces deux couples, gravait dans leurs mémoires.

 

Fin

 

 

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Commentaires (3)

1. 15/02/2011

Waouh
Je m'attendait pas à une fic Alain-Rosalie. Pour une fois que c'est pas Oscar et André.
Super fic
je vote pour celle-ci

2. 15/02/2011

Whaaaaaaaaaaaaa Alain fou amoureux de Rosalie.
Lui aussi n'aime que les blondes.
Très joli fic

3. 15/02/2011

Bien vu!!Mais attention Alain...On sait jamais...Un certain clone de mon meilleur ami pourrait se fâcher!!Mdr

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