Fic "Un An"

 

Une très belle vignette écrite pour le concours révolutionnaire


 

 

                                                                                                                                  Par Aurore f.

 

 

« Un an, cela fait un an jour pour jour,

Cela fait un an que toi, bâtisse de pierre imposante,

Prison symbolique d’un pouvoir monarchique

Tu es tombée.

Détruite sous les canons hardant d’un officier.

Tu l’as vu tomber à tes pieds avant de t’effondrer.

 

Je revois encore cet être au courage sans limite,

A la générosité puissante, et au cœur

Aussi grand que ton imposante présence.

 

Je revois ce fier Colonel à la chevelure d’or,

Cette femme qui se dresse devant, contre toi

Avec ses canons.

 

- TIREZ !!

 

Voilà ce qu’elle répétait pour te voir tomber.

Voilà ce qu’Oscar de Jarjayes scandait.

 

Celui qu’elle aimait été mort pour te voir chuter.

Elle avait voulu tout abandonner.

Mais elle ne pouvait pas lui faire ça.

Son cœur était mort avec lui, mais elle battait

Encore. Telle une guerrière.

 

Elle voulait te voir tomber et c’est toi,

Bastille, qui l’as vu chuter définitivement.

Tu l’as vu sombrer avec le sourire.

 

Cela fait un an, Oscar que vous nous avez quitté

Avec André. Mais grâce à vous,

La victoire sur la monarchie à été possible.

 

Merci à vous mes amis les plus chers.

Merci de votre sacrifice pour la liberté. »

 

 

L’homme signa et data puis reposa sa plume dans l’encrier avant de relire sa page avec mélancolie.

Dans l’escalier des bruits de pas se faisaient entendre qui venaient dans sa direction. Un coup à la porte et une silhouette imposante apparue derrière.

 

_ Bernard, vous venez, Rosalie et moi on vous attend.

_ J’arrive Alain.

 

Le journaliste souffla la bougie et descendit en compagnie du soldat pour rejoindre Rosalie.

 

_ Qu’écrivais-tu ? demanda la jeune fille.

_ Je finissais mon article pour demain.

 

Personne ne demanda que quoi il s’agissait, ils le devinaient bien. C’était le 13 juillet 1790 aujourd’hui, un an qu’Il était mort et demain, c’était un an pour Elle aussi.

Nostalgie, mélancolie, jamais ils ne les oublieront.

 

 

Fin


 

 

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