Espoir (14)

Un matin, Oscar ouvrit les yeux.

Amélia se précipita à son chevet.

La fièvre avait baissé.

Amélia n'y croyait plus, espérant, priant, se réprimandant de faire souffrir Oscar.

A chaque lecture, Oscar étouffait un gémissement.

 

Mme de Jarjayes, qui ne quittait plus la chambre de sa fille, étreignit Amélia.

 

- Merçi... Je suis désolée, vous aviez raison.

- J'ai fait souffrir, Oscar, je m'en veux... c'est mon amie.

- Amélia, comment vous en vouloir ?

Sans vous Oscar, ne serait plus depuis... longtemps.

- Je... je

 

Oscar reprenait sa litanie, coupant tout propos.

 

- André... André... va... se marier ?

Mme de Jarjayes se pencha sur sa fille, effleura sa joue.

- Non, ma chérie, il vous attend... Reposez vous.

- Gabrielle, je... veux la... voir.

- Dort quelques heures, elle viendra ce soir, répondit Mélie.

 

Oscar s'endormit sur des pensées plus heureuse.

 

- Louise, je devrais lui dire, ce que j'ai fait.

- Il vaut mieux attendre, elle vient juste de reprendre conscience.

Laissons là penser que ce n'était qu'un rêve.

- Oui, elle doit reprendre des forçes, la fièvre est tombée, la maladie est toujours en elle.

Je ne sais plus que faire... pour qu'elle guérisse.

- Vous trouverez... Vous êtes la seule à réussir ce miracle.

- J'y mettrai toutes mes forçes... Oscar est mon amie.

Son amour pour André, lui a permis de vaincre, cette fois. Je n'abandonnerais pas.

 

***************

 

Les saisons se succèdaient, les unes aux autres. Les bougainvillées s'épanouissaient sur la façade du manoir. L'ombre des arbres s'allongeait apportant une fraîcheur bienfaisante.

Les couleurs de l'été succèdant au terne de l'hiver.

 

Un duel en apparence fougueux, portait les deux adversaires, en des feintes, des attaques, des coups endiablés, chacun voulant gagner.

 

Des rires éclatant de santé, envoya l'épée de son rival, se ficher dans un arbre.

 

Axel de Fersen, mit un genou à terre, attendant son châtiment.

L'épée du vainqueur se posa sur l'épaule droite, prête à assener l'ultime coup.

Par une douceur toute féminine, la lame glissa en une caresse délicate, frôlant la joue du perdant.

Un sourire s'esquissa sur les lèvres du porteur d'arme.

 

- Mon ami, combien de fois, ais je remporté la victoire cette semaine ?

- Beaucoup trop, ma chère Oscar, beaucoup trop.

Je ne m'avoue pas vaincu pour autant.

- Continuez à espérez Axel... Par magnanisme, je vous laisse relever le défi. Demain, je suis votre homme.

- HAHAHAHA, demain, je vaincrai un homme. Une femme, voulez vous dire.

- Je préfére dire un homme, je ne veux pas vous faire l'affront, de vous faire battre par une femme.

- Le jour, où je remporterai la victoire, je clamerai à qui veut l'entendre, que j'ai vaincu la plus grande duelliste en ce monde.

- Ce jour est loin.

- Vous voir sourire, est la plus belle des victoires.

 

Les deux combattants rengainèrent leurs épée, dans leur fourreau.

Axel, enlaça les épaules d'Oscar, regagnant la terrasse où, les spectateurs, avides d'action, attendaient, félicitant, comme de bien entendu, Oscar, se moquant de Fersen, et de ses infructueuses tentatives pour contrer les attaques.

 

A part, quelques accès de fièvre, Oscar se portait bien. Ces fièvres légères, provoquait de grandes fatigues.

 

Gabrielle atteignait le bel âge de trois ans.

 

Amélia repartie sur ses terres, revenait régulièrement visiter sa "patiente".

 

Le mois d'Avril approchait. Un soleil chaud, commençait à poindre, annonciateurs d'étés brûlants.

 

Une deuxième naissance était attendue avec fébrilité.

Fersen ne cachait plus son bonheur devant ce nouveau miracle.

Les rondeurs de Marguerite étaient un sujet de plaisanterie, entre Oscar et Amélia, l'une et concoctant de délicieux desserts pour les papilles de leur amie.

Marguerite, gourmande par nature, le devenait encore plus, son addiction au sucre augmentait de façon alarmante.

Amélia profitait de chacun de ses retours, parmi ses amis, pour imposer de nouvelles recettes.

C'était à qui des deux intrigantes, qui remporterait la victoire. Marguerite, toujours d'un tempérament égal, ne voulant mentionner sa préférence, voyait son ventre proéminait dangereusement.

 

Louise mit le holà à ce débordement, Amélia venait ausculter sa patiente, non remplacer Grand mère. Par une grimace significative, Oscar marqua son désapointement.

Amélia emmena de forçe son amie, dans sa chambre.

 

- Mélie, malgré ta mauvaise foi, je suis heureuse de te revoir.

- Tu m'en diras tant.

- Depuis, que Marguerite est enceinte, Axel accapare tout son temps.

Avec vous deux, je suis moi même, je n'ai pas à cacher mes sentiments.

- Ha, les parents, on ne peut les changer. Regardes toi, avec Gabrielle.

- C'est normal, c'est ma fille.

- Et toi, tu n'es pas la fille de...

"Décidémént, elle ne comprend rien."

- Je ne suis plus une enfant.

- A leurs yeux, si. Laisse moi, t'examiner.

- Depêches toi...

J'ai promis à Gabrielle de l'emmener galoper.

- Tu ne changeras jamais, toujours aussi pressé.

 

Une première consultation, rendit sceptique le médecin, intimant le désir d'approfondir son diagnostique. Une troisième fois, confima le soupçon.

 

- Oscar, je... je...

Oscar se retourna, l'inquiétude se lisait dans son regard.

- Quoi !!! Mon... mon état s'est... aggravé.

Un sourire grand comme un canyon , ouvrit des perspectives alléchantes.

- NON... Tu es guérie, guérie.

- Tu es sûre... Recommençes.

 

Une quatrième fois, hôta tous les doutes.

 

- Guérie, tu es guérie.

 

Oscar se rajusta, embrassa Amélia, partie en courant, une gazelle aurait perdu, façe à cette tornade.

La famille Jarjayes, se postaient de façon à aperçevoir le premier, la sortie d'Oscar.

A sa démarche, le miracle ne s'était pas produit.

En la voyant arriver, essouflée, peinant pour prononçer une parole. Dans tout cet enchêvetrement, un mot, retint l'attention, guérie, Oscar était guérie.

 

Ce ne fut qu'embrassades, éclats de rires, des larmes de joie, inondèrent Oscar.

 

Pour l'occasion, Fersen sortit le champagne, portant un toast.

 

- Mes amis, Oscar... je vous ais fait une promesse.

Il est temps que je la respecte.

- Laquelle ? demanda Marguerite.

- Celle de ramener Oscar, auprès d'André.

Je dois faire vite, avant que son ami Alain ne veuille encore une fois, lui trouver une épouse.

- En effet, il est temps. Oscar, j'aimerais vous entretenir en particulier, répondit le Général.

- Je vous suis.

 

La fête finie, Oscar rejoignit son père dans le bureau.

 

- Père, nous devons décider du jour de notre départ.

- Avant, je vous dois, quelques explications...

 

A notre arrivée, j'ai eu l'imprudence de croire les boniments d'un soi disant médecin. Je voulais tout faire pour sauver...

Cela n'excuse pas ma faute... Selon lui, un remède miracle existait.

Je lui ais confié toute ma fortune... Nous sommes ruinés.

Toutes ces années, Fersen a subvenu à nos besoins.

Oscar ignorait, que son père l'aimait à ce point. Oubliant toute prudence.

L'avenir leur appartenait, à eux d'en faire bon usage.

Et Fersen cet ami, se montrait plus dévoué, qu'elle ne le pensait.

- Je comprends. Vous ne devez pas vous en vouloir. Vous avez agi, dans le but de m'aider. Si, si..

- Oscar, vous n'êtes nullement responsable. Le destin nous a joué un vilain tour.

- Que puis je faire ?

- Ma fille, nous ne pouvons plus profiter des bienfaits de nos amis.

Il est temps pour nous de prendre nos distances.

A Paris, nous louerons une maison... Je suis navré, je vais devoir une nouvelle fois puiser dans votre dot. C'est tout ce qui nous reste.

- Je n'en ais pas besoin. J'ai quelques économies, je vous les donne.

- Il n'en est pas question. Gardez les pour Gabrielle.

 

- A Paris, je chercherais du travail.

- Je ne vous mérite pas. Toutes ces années, où par ma bêtise...

- Je ne veux plus entendre parler du passé. Ces dernières années, je n'aurai pû rêver un meilleur père.

 

Le Général prit sa fille dans ses bras, dans une étreinte se passant de mots. La maladie d'Oscar, les avaient rapprochés. Dans sa folie, il n'avait pas réalisé, qu'il possédait un véritable trésor.

 

- Nous avons des dettes, envers Axel.

- Oui.

- De quel montant.

- ????????

- Ne me cachez plus rien.

- 3 000 livres.

- (pffff) A nous deux, nous le rembourserons.

- J'en suis certain.

 

Un bruit se fit entendre, un bruit lourd, tombant.

 

- Qu'est ce que c'est ? demanda Reynier.

- Allons voir.

 

Dans le vestibule, Maguerite se trouvait assise dans une posture alanguie, la jupe retroussée sur les mollets. Un talon s'étirant sur l'arrière de la cheville.

Marguerite avait chuté au bas de l'escalier.

Oscar se précipita vers son amie.

 

- Marguerite, marguerite, que t'arrives t'il ?

- La bougie s'est éteinte, je n'ai pas vu la dernière marche.

- Ne bouge pas... Père, allez chercher Axel et Amélia.

 

Fersen arriva, affolé, un pantalon pour tout vêtement.

Dans sa hâte, il n'avait pris garde à sa mise.

Il était bel homme. Oscar jeta un oeil curieux, Marguerite l'intercepta, souriant devant la rougeur de son amie.

- Marguerite, ma chèrie, ne bougez pas. Je vous emmène dans votre chambre.

Amélia, les suivit de peu. Prenant le temps de revêtir une robe de chambre.

- Amélia, ma femme...

 

Dans leur chambre, Fersen déposa avec délicatesse sa femme sur le lit, la laissant aux soins d'Amélia et d'Oscar.

 

D'un pas allègre, il marchait de long en large, ne pouvant réprimer son inquiètude.

Reynier, posa une main sur son épaule, apportant du réconfort. Dans ces instants là, les mots étaient inutiles.

 

Amélia sortit peu après, il s'élança à sa rencontre.

 

- Comment va Marguerite ? Le bébé !!!

- Le bébé va bien. Marguerite s'est foulé la cheville. Elle va garder le lit au moins quatre semaines.

C'est une belle entorse, je veux éviter toute complication.

- Merçi, je vais la voir.

 

Le matin, trouva une Oscar désesperée. Le départ devait être retardé.

Elle se rendit dans la chambre de Marguerite, ne montrant pas son désapointement.

Un sourire l'accueillit.

 

- Oscar, je suis heureuse de te voir. Cela ne fait qu'une journée que je suis alitée. Je m'ennuie.

Comment as tu fait pour être si patiente ?

- Tu étais près de moi.

Amélia se souvenait de la gêne d'Oscar devant son époux dénudé. A son tour, de la taquiner.

- Comment trouves tu Axel ?

- Que veux tu dire ?

- Hier soir, il était légèrement vêtue.

La rougeur s'empara de ses joues.

- Je... je n'ai pas remarqué.

- HAHAHAHA, tu n'a pas avoir honte.

Un sursaut de fierté la reprit.

- André est plus musclé.

- C'est dommage, que nous soyons obligés de retarder notre départ. J'aurais pû comparer.

- Je ne veux pas te chagriner, mais André gagne haut la main.

- Nous demanderons à Mélie de déclarer le vainqueur.

Nous ne sommes pas partiale.

- Mon André est plus beau, surenchérit Oscar.

- Oscar, je suis désolée.

- Pourquoi ?

- Parce qu'il te faut encore attendre.

- Ce n'est pas grave. Les journées vont vite passées.

Oscar détourna la tête, cachant sa peine.

- Menteuse, j'ai vu ton regard. Je te comprends, tu sais. Axel et Fredrik sont tout pour moi.

Marguerite était songeuse, une solution se présentait.

- J'ai une idée. Va chercher Axel et ton père.

Devant son air abasourdi : Vite !!!

- Que veux tu ?

- Ne discute pas... Depêches toi !

 

Oscar partit remplir sa mission. Fersen, inquiets, arriva, suivi du Général. Il se précipita à son côté, s'agenouilla à son chevet.

 

- Ma chérie, vous vous sentez mal ? Je vais chercher Amélia.

- Je vais bien. Je veux juste vous parler. Axel, demain, je veux que vous rameniez Oscar en France.

Reynier restera à mes côtés.

- Il n'en est pas question.

- Votre promesse !!! De plus, vous aurez le temps de préparer notre logis.

Regardez notre petite Oscar, est si triste.

Oscar, les bras dans le dos, se pinça, pour verser quelques larmes.

"Ouille, je suis allée un peu fort."

 

"Pauvre Oscar, elle a déjà tant supporter. Mon devoir est de rester près de ma famille."

- C'est vrai, qu'André lui manque... Mais, je vous ai promis protection.

 

- Mon ami, je prendrai soin de votre famille. Marguerite attend votre enfant. Si, en plus, elle doit s'occuper de votre installation...

Le voyage est épuisant, ce serait trop, pour une femme si fragile.

 

Il est doué le bougre, pensa Oscar.

 

Fersen hésitait encore.

- Mais, je serai près d'elle.

- Je demanderais à Amélia de faire ce long voyage avec nous, elle serait ravie d'être notre invitée,

répondit Reynier.

- Mon ami, acceptez.

Les yeux de Marguerite papillèrent.

- Grand mère, serait heureuse que ses chers petits soient réunis.

- Je vous laisse gagner notre prochain duel, ajouta Oscar.

Fersen capitula.

 

- Très bien, nous partirons après demain.

 

Oscar lui sauta au cou. Elle était si heureuse, elle allait revoir Andre.

André...

 

Le voyage fût organisé dans les moindres détails. Plus méticuleux que Fersen, ne se trouvait nul part. Oscar impatiente ne façilitait pas les préparatifs.

Le Général fit part de son intention de trouver une demeure.

 

Comprenant son désir, Fersen accepta, il mènerait leur vie, chacun de leur côté. Mais, au moindre problème, que le Général n'oublie pas qu'il avait un ami.

Son assentiment fût donner.

Toutes ces années partagées, avait vu naître une famille.

 

Le jour du départ, Oscar était triste de laisser Gabrielle, une fois, de plus la mère et la fille étaient séparés.

 

- Gabrielle, mon ange, sois sage avec tes grands parents.

- Où vas tu maman ?

- Je vais voir ton père.

Depuis sa naissance, Oscar racontait toutes les histoires possibles sur André. De leur enfance, à la découverte de leur amour, Oscar était insatiable. Elle l'aimait plus que jamais.

- Je t'aime, mon ange.

- Je t'aime, maman.

 

Les adieux, entre Marguerite et Axel fûrent aussi tristes, ainsi qu'avec le reste de la maison.

 

Les larmes aux yeux, les deux voyageurs prirent la route.

 

Oscar et Axel, n'étaient pas de compagnie très joyeuse, parlant peu.

Ne s'arrêtant que dans différentes tavernes, pour ne prendre que le repos nécessaire.

La hâte d'Oscar de retrouver Paris, la motivait à accélerer l'allure.

Fersen était fatigué, mais ne faisait pas de reproches.

Ils n'étaient pas partis que depuis trois jours, Marguerite et Fredrik, lui manquaient terriblement.

 

La frontière franchi, Oscar retrouvait sa bonne humeur.

André, André... Elle ne pensait qu'au jour de leur retrouvailles, imaginant, qu'il l'avait attendu.

Que ce jour là, il ouvrirait grand les bras, l'embrassant à perdre haleine, lui criant son amour.

 

******************

 

André n'était plus le même.

Devenu froid, distant, haïssant la noblesse, se comportant comme un goujat envers la gente féminine.

 

A suivre.

Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé

cath

Lieutenant de Girodelle

Lieutenant de Girodelle

 

 

Féminin Nombre de messages: 2716

Age: 41

Date d'inscription: 09/04/2010

 

 

MessageSujet: Re: ESPOIR Ven 15 Oct - 16:41 Répondre en citant Faire un rapport du message à un admin ou un modérateur Verrouiller les rapports de ce post

Attention !!!!!!!!!!!!!! Des propos peuvent choquer. !!!!!!!!!!!!

 

 

André haïssait la noblesse, une en particulier.

A une époque, il les defendait. Certains étaient différents.

En définitive, il ne méritait aucune compassion.

 

André menait une vie dissolue, prenant ses maîtresses parmi la noblesse.

Les Comtesses devenaient des proies de choix.

 

Son attitude devenait catastrophique, ces nuits avec toutes ces femmes le détruisaient chaque jour, un peu plus.

Oscar était partie, emportant avec elle, son coeur.

Alain ne pourrait jamais lui pardonner.

Nul, ne savait, si un jour, Oscar reviendrait, il s'en fichait.

André n'était plus seulement un ami, il était un frère.

 

- Avec quelle Comtesse, as tu passer la nuit ?

- Je te laisse deviner.

- Mme de Néville !!! Elle est charmante. Je la comprends, avec son vieux mari, elle ne doit pas souvent être satisfaite. Tu comptes la revoir.

- Non.

- Et, la vicomtesse, sa fille, tu vas la prendre pour maîtresse ou pour épouse.

 

André était ami, avec la jeune Isabelle de Néville, ses sentiments à son égard, était charmant, venant d'une personne aussi douçe.

 

- Avec Isabelle, nous sommes amis, c'est tout.

- Elle ferait une bonne épouse.

- Jamais, je ne me marierais.

 

Son coeur, ne pouvait plus aimer, André refusait de faire souffrir une autre personne. Isabelle, aurait été une épouse charmante, de compagnie agréable, une ossature fine, de grands yeux candides.

Un sourire timide, elle faisait la conquête de plusieurs jeunes Comtes, mais refusait leurs compagnies, n'acceptant que celles d'André.

 

A sa vue, elle défaillait, elle l'aimait, André avait un comportement irréprochable, se comportant comme un frère.

Sans ambiguité, il lui fit comprendre, qu'il n'y aurait rien de plus.

A différents, bals, il devint son cavalier, des chuchotements se faisait entendre, un mariage était proche. Mais, aucune date, ne voyait le jour.

 

- Jamais ! Si Oscar n'était pas parti, vous seriez mariés, avec une ribambelle de marmots.

Son visage blémi.

- Ne prononce plus ce nom.

 

Dans un mouvement d'humeur, sa chaise tomba au sol, dans un bruit retortissant, empoigna Alain.

 

- Que vas tu faire ? Me frapper peut être ? Vas y réagis, arrêtes de faire, comme si elle n'existait pas. Admets le, tu l'aimes toujours. Tu attends son retour.

- NON... Je n'ai plus rien à faire avec cette femme.

- Je ne veux plus que tu me parles d'elle.

- Alors, épouse Isabelle.

- Sort... Je ne veux voir personne.

 

Alain sortit, le laissant à son amertume.

Il n'insisterait pas, pour l'instant, mais plus tard...

André, ne pouvait continuer, à vivre de cette façon au risque d'y perdre la raison.

 

Un papier, une lettre plié soigneusement, lu maintes et maintes foi, conservait précieusement dans un papier d'emballage, sortit de la poche d'André.

Cette lettre gardait l'empreinte de la traîtresse.

Cette garçe, qui l'avait quitté pour l'autre. Ce Fersen de malheur.

 

Jamais elle ne quittait ses pensées.

Malgré ses propos et toutes ces femmes, non, elle était là, présente au plus profond de son coeur.

Elle lui déchirait l'âme, la blessure ne cicatrisait pas.

 

"Pourquoi, je ne peux l'oublier ?

 

Cette chaise, qui avait si malmenès, retrouva sa stabilité. André y prit place.

Une plume se trouvait là, des dossiers, attendaient d'être annotés.

Avec rage, il fit volait tout ce qui se trouvait devant ses yeux.

Ne pouvant plus retenir son émotion, il s'écroula. Elle.

Toujours elle.

 

Un coup à la porte, le fit réagir.

Il essuya ses yeux.

 

- Oui !

- Général ! Colonel de Soissons à vos ordres.

- (pfff), Alain que veux tu ?

- Général, aujourd'hui, est l'anniversaire de votre filleul.

- Je sais... laisse moi un instant, je te rejoins.

- A vos ordres, Général.

 

De l'eau fraîche, effaça les dernières traces de son visage.

Un costume de ville remplaça l'uniforme.

Dans la poche intérieure, il glissa son papier d'emballage.

Cette lettre ne le quittait pas, une trace de son parfum persistait, il s'en imprégnait, quand la douleur était trop grande.

 

Alain l'attendait, lui aussi s'était changé, la route les conduisant chez Rosalie et Bernard, accueillit les galops de leur chevaux.

 

Le filleul d'André fêtait ses trois ans.

 

- Alain... excuse moi, pour tout à l'heure.

Personne ne pouvait commander à son coeur.

- Comme d'habitude, j'ai exagéré... Général.

- Oublions, mais arrêtes avec ton Général.

 

Que son ami le nommait par son grade, l'énervait au plus haut point.

 

- HAHAHAHA !!! D'accord.

Allez depêchons nous, Antoine nous attend.

 

Pour tout salut, des remontrances, se firent entendre, pour leurs arrivées.

- Ha, en retard, comme d'habitude, Antoine ne tient plus en place.

- Tonton André !!!

 

Son filleul se jeta dans ses bras, il l'embrassa.

Une adoration manifeste, liait l'enfant à André.

Cet enfant, lui donnait l'amour d'un fils.

En renonçant au mariage, il prit la résolution de ne jamais avoir d'enfant.

 

- Et, moi, on m'oublie.

- Tonton Alain un bisou.

- Où est ma filleule ?

- Jeanne dort, elle fait ses dents, ça fait trois nuits que je suis debout.

Un rire moqueur se fit entendre.

- Il était temps que j'arrive. Je vais m'occuper d'elle.

Bernard est juste bon, à te faire des enfants. Tonton Alain est toujours là, pour prendre le relais.

- Si je ne te connaissais pas aussi bien. Il y a longtemps, que je t'aurai cassé la figure, dit Bernard.

- Malheureusement pour toi, ta femme et ta fille ont bon goût, elles m'adorent.

- Oui, malheureusement.

 

Personne, ne pouvait en vouloir longtemps à Alain un caractère à l'emporte pièces, tantôt riant, tantôt grande gueule, le meilleur des amis.

Rosalie avait terminé de préparer le souper.

 

- A table !

-Qu'as tu préparer de bon ? ... La cantine militaire, c'est pas terrible.

- Vous n'avez pas changé de cuisinière.

- On arrives pas à la mettre à la porte, répondit André

- Ouais, elle nous fait peur. Elle est terrible, quand elle sort ses poëles, ajouta Alain la bouche pleine.

- Elle me fait penser à Grand mère.

- Oui, dommage qu'elle ne cuisine pas comme elle. Tu devrais lui apprendre le coup des louches, renchérit Alain.

 

Devant la mine déconfite d'André, Rosalie et Bernard, éclatèrent de rire, ce qui réveilla la petit Jeanne.

 

- Tonton Alain, arrives ma chérie.

 

Alain revint avec le bébé, dans ses bras, elle était aux anges, elle adorait sa grosse voix.

 

- Tu vois, Rosalie, c'est moi, que tu aurais dû épouser. Cette petite m'adore.

Bernard était espiègle, ce soir, et Alain méritait une petite leçon.

- Dis, Alain si tu donnais ta démission, je t'ai trouvé un nouveau poste.

- Ha, lequel !

- Nourrice à plein temps. HAHAHAHA

- Bon, ça va, j'ai compris, répondit Alain, en bougonnant.

 

Le repas se termina dans la bonne humeur, Alain ne faisait jamais la tête bien longtemps, trouvant toujours un sujet pour ennuyer ses amis.

 

- Hé, Général, tu n'as pas oublié le cadeau d'Antoine ?

- Pour qui me prends tu ?

 

André sortit, une enveloppe, la tendit à Bernard.

Une gourmette orna le poignet d'Antoine.

 

Avec son héritage, André avait acheté les terres des Jarjayes. Il se lança dans l'élévage des purs sang, il devint très riche. André offrit généreusement des parts de son haras à Alain, son plus fidèle ami.

 

- C'est beaucoup trop, dit Bernard.

- Qu'est ce que c'est ? Demanda Rosalie.

- Un titre de propriété, bordant une terre en limites de Versailles.

- André, tu es fou, on ne peut pas l'accepter.

- Non, je ne suis pas fou. L'acte est au nom d'Antoine.

Je ferai pareille pour Jeanne pour ses trois ans...

Après tout ce que vous avez fait pour moi, il était temps que je paye ma dette.

- Tu n'a pas à faire ça, nous sommes amis.

- Ne refusez pas.

- Très bien, nous acceptons, dirent en choeur les Châtelets.

- En attendant, je goûterai bien au gâteau, réclama Alain.

- Tu es pire qu'André, tu as de la chance, j'ai fait celui que tu préféres.

- Encore heureux.

 

Il était tard quand André prit congés.

 

- Je voudrais vous parler d'André... nous nous sommes disputés.

- A quel sujet ? demanda Bernard.

- Toujours le même.

- Oscar, répondit Rosalie.

- Oui, il ne l'a pas oublié.

- On s'en doutait. Que pouvons nous faire ?

- Tu devrais écrire à Grand mère, qu'André va bientôt se marier.

- Je l'ai déjà fait.

- Quand ?

- Il y a deux ans.

- Recommences, insiste.

- C'est vrai, que Grand mère me demande souvent si André fréquente des demoiselles.

- Nous devons agir, je ne supporte plus de voir André se détruire.

- Toi, qui ne voulais plus voir Oscar.

- Je n'ai pas changé d'avis. Je pense à André. Elle est la seule qui puisse faire son bonheur.

- J'écrirais dés demain... Gardons ça pour nous.

- Oui.

 

Alain habitait à la limite de Paris, réaménageant une ancienne maison close, en un logis à son image.

Un jeune couple, était à son service.

 

Rosalie pensait à demain.

Alain avait raison, il était temps qu'Oscar rentre.

 

Paris, ne se trouvait plus qu'à une journée de cheval.

Ces derniers jours, Oscar avait encore accélerer le rythme, ne s'arrêtant que pour dormir, une heure ou deux.

 

"Où trouve t'elle cette forçe ?...

Comment fait'elle ?

Aprés toutes ces heures de souffrance, elle garde encore le pouvoir de les mettre de côté, pour avancer.

C'est pour André. Ha, l'amour... De toute façon, qu'elle le veuille ou non, ce soir, je prends du repos."

 

Une enseigne hôtelière fendait l'air.

 

- Oscar, arrêtons nous à cette auberge.

- Non, en galopant toute la nuit. Demain matin, nous serons à Paris.

- Les chevaux sont épuisés... Moi aussi, ajouta t'il dans un murmure.

- Très bien... Arrêtons nous. Demain, départ à quatre heures.

 

"Vous êtes bien impatiente, mon amie, je souhaite de tout coeur, que vous trouviez ce que vous êtes venus chercher."

 

- A vos ordres, Colonel !!!

- Bon, six heures.

Un soupir se fit entendre.

- Fersen, pour un homme, vous vous fatiguait vite.

- Quatre heures me convient.

Un sourire balaya le mécontentement.

- Ho, merçi Axel. Je n'ai pas été très patiente pendant ce voyage.

- Ce n'est rien. Je n'ai pas vu Marguerite, depuis plusieurs jours, j'ai l'impression que cela fait des mois.

- Allons diner.

 

Oscar ne dormit pratiquement pas. André était si proche.

Une journée, elle serait à Paris. André... Oscar ne voulait pas ennuyer Fersen, mais elle avait peur, qu'André l'ait oublié.

 

"André, mon amour, je ferais tout pour que tu me pardonnes.

C'est la pensée de te retrouver, qui m'a permis de guérir.

Dans quelques semaines, je te présenterai ta fille."

 

- Oscar, il est l'heure, nous devons partir. Ce soir, à Paris, je vous invite en ma demeure.

J'aimerais que vous restiez chez moi, jusqu'à ce que vous trouviez un logis.

- Avec joie, je n'aime pas les auberges.

 

Ils prirent la route, ne faisant qu'un arrêt pour se restaurer.

Une fois, les chevaux frais, sellés. Oscar s'élança au galop.

 

 

Paris apparût à leurs yeux, à la nuit tombée.

 

Oscar et Axel, rejoignirent la nouvelle demeure.

Fersen, avait acquis un hôtel particulier.

Avec la révolution, la plupart des nobles, fuiyaient la France, laissant leurs biens.

 

Le nouveau gouvernement, les vendait, pour renflouer les caisses de l'état.

Plusieurs bourgeois profitèrent de cette manne.

 

C'était une demeure de grande envergure. Des dépendances attenantes, où l'on pouvait loger le personnel.

Ainsi qu'une étable et une écurie.

Il pensait habitait l'aile droite, et laissait l'aile gauche à ses amis.

Mais, le Général souhaitait prendre ses distances.

 

Oscar était si empressée, qu'elle ne pouvait attendre.

Dès ce soir, elle se rendrait chez Rosalie.

Une fois, ses affaires portaient dans sa chambre, un brin de toilette, elle était prête à partir.

Un cheval attendait devant le porche.

Axel se trouvait là, se doutant des projets de son amie.

 

- Axel, je vous laisse.

- Où allez vous ?

- Voir mes amis... Quelle question !!!

- Non, il est tard. Vous irez demain.

- Sûrement, pas, je serai de retour dans une heure.

"Elle est inconsciente"

- Non.

- Je ne suis plus une enfant.

- Et la promesse faite à Amélia.

- Je sais... Dans une heure, je suis de retour, promis.

- Non, les retrouvailles avec votre amie Rosalie, vont durer beaucoup plus longtemps.

Et vos amis, sont sûrement couchés.

- Pfff... Il n'est que huit heures. Rosalie ne se couche jamais d'aussi bonne heure.

- Le voyage à été long. Vous êtes fatigués. Demain, vous aurez toute la journée pour profiter de votre retour. Gabrielle veut retrouver sa mère en bonne santé.

Oscar bougonna, mais au fond de son coeur, elle savait qu'il avait raison.

- C'est déloyal, d'y mêler ma fille.

- Je suis désolé... Je vous conduis à vos appartements. Le dîner est servi à vingt une heures...

Prenez le temps de vous reposer.

- Très bien, je me rends. Mais demain, ne comptez pas me voir de la journée.

- Je m'en doute, je vais me sentir bien seul.

- Vous êtes un ami très cher.

 

Oscar embrassa tendrement son ami.

 

- Axel, vous êtes si prévenant. Je ne suis qu'une égoïste, ne pensant qu'à mes petits soucis.

- Ce n'est rien... Souhaitez vous que je vous accompagne demain ?

- Non, les adieux n'ont pas été façile. Je crains que vous ne soyiez pas le bienvenu.

- Je comprends, une autre fois...

- J'ai... un aveu... à faire. J'ai laissé une lettre à... André, où je disais aimer... un autre homme.

André connaissait mon attirance... pour vous.

Je suis navré de vous avoir mis à contribution, je... je ne pensais pas guérir.

Je voulais qu'André m'oublie et soit heureux.

 

Ses motivations étaient nobles, mais André était un ami et Fersen souhaitait renouer avec cet amitié.

 

- Je ne peux vous en vouloir. Néamoins, trouver une façon de dire à André que nous sommes qu'amis.

- Je ne vous promets rien.

- Nous verrons. En attendant, allons nous installer.

 

Dans ses appartements, Fersen laissait vagabonder ses pensées.

 

"Non, je ne vous en veux pas...

Je ne vous envie pas non plus, les retrouvailles que vous espérez tant.

Je suis tout coeur avec vous.

Trois longues années se sont écoulées. André à du vous maudire.

Votre promesse de mariage !!!

Et si, dans la même situation, qu'aurais je fait ?

 

Vos raisons étaient louables, André vous aimait depuis si longtemps.

 

Les lettres que reçevait Grand mère, aucune ne vous mentionnait.

Comme si... vous n'aviez jamais existé.

 

Vous aurez besoin de notre présence.

André ne sait rien pour Gabrielle.

Comment pardonner à une femme, de lui avoir caché son enfant ?"

 

Des coups sortir Fersen de sa léthargie.

 

- Oui.

- Axel, êtes vous décent. Je souhaite vous parler.

 

Il fit entrer son amie.

 

- Ne vous ais je pas demandé de vous reposer ?

- Inutile de jouer au tyran. Vous ne m'effrayez pas.

Fersen sourit.

- Je n'arrive jamais à vous dûper.

De quel sujet souhaitez vous m'entretenir ?

- Je... je redoute ma rencontre avec André. Je n'aurais pas dû écrire cette lettre.

- C'était une mauvaise idée, mais vu les circonstances, vous n'aviez pas le choix.

- Je sais, cependant, je regrette...

- Oscar, ne regrettez rien, vous partiez d'un bon sentiment. Vous avez vos amis, les Châtelets.

- Oui, pour Rosalie, je ne m'en fait pas...

Quand à Bernard, je m'en accomoderais.

Alain, lui, c'est autre chose, il a un caractère de cochon.

- Oscar, ce jour là, vos amis, vous ont vu dans mes bras.

- Je l'ignorais, ils ont dû le dire à André...

Ho, Fersen, Fersen.

 

Oscar sous l'émotion, s'assied sur le lit.

Fersen se glissa à son côté, effleura sa joue, entrecroisa ses doigts aux siens.

Oscar posa sa tête sur son épaule, se laissant dériver dans une étreinte amicale.

 

- Je l'aime...

- Je suis désolé.

- Je sais... à quoi m'attendre... Axel, je gagnerais. J'ai vaincu la tuberculose.

Je vais reconquérir André. Je n'ai pas l'intention de perdre, ni de le laisser à une autre.

- Enfin, je vous retrouve. Allons dîner.

 

Axel laissa sa main, l'enlaçer pour la conduire dans la salle où le souper les attendaient.

La table leur semblait bien vide, en temps habituel, les conversations étaient animées.

 

Grand mère avait toujours une raison de faire un commentaire sur Oscar, qui ne se reposait pas assez, sur Gabrielle, qui était la plus adorable des petites filles, sur le Général qui se servait copieusement.

Ses propos étaient attendrissants, prouvant son attachement.

Fersen reçevait sa part de réprimandes, il n'était pas assez énergique avec son personnel.

Heureusement, qu'elle était présente pour remettre bon ordre.

 

En narrant, les dernières bêtises de leurs enfants respectifs, Fersen essaya tant bien que mal de distraire son amie.

Oscar sourit à quelques souvenirs, mais le coeur n'y était pas.

Elle prit congés, et rejoignit sa chambre.

 

Le sommeil la fuyait, Oscar se leva aux aurores.

Elle prit son petit déjeuner en compagnie de son ami.

La faim ne se faisait pas sentir, mais Fersen ne la laisserait pas partir sans se restaurer, sa santé restait fragile.

 

La peur au ventre, Oscar prit la route.

L'enthousiasme d'hier s'était envolé, peut être que Rosalie ne lui avait pas pardonné.

 

Le quartier où Rosalie habitait n'avait que peu changé, la misére était grande.

 

Depuis son ascension au gouvernement, Bernard gagnait très bien sa vie.

Pourtant leur existence restait simple. Ils avaient seulement apporter quelques modifications à leur logis.

 

Une cuisine agrandie, faisant aussi office de salle à manger.

L'étage subi des transformations. Trois chambres virent le jour.

Au rez de chaussé, un bureau fût ajouté.

 

C'est devant cette maison, qu'Oscar attendait, comme si ses jambes ne lui obéissaient plus.

 

Depuis quelques instants, un jeune garçon la regardait.

 

- Bonjour Monsieur, vous venez voir Rosalie, si vous êtes un ami, entrez sans frapper.

Les amis sont toujours les bienvenus chez les Châtelets.

 

Un sourire effaça son anxiété, il y a longtemps, qu'on ne l'avait pris pour un homme.

 

- Merçi petit. Est ce que Rosalie est là ?

- Ecoutez la chantonnez. En tout cas, si vous étiez son ami, vous sauriez.

Je vais chercher mon père, Bernard ne veut pas que Rosalie reste seule avec des étrangers.

- Tu sais, moi non plus, je ne te connais pas.

- C'est vrai. Vous ferez pas de mal à Rosalie.

- Rosalie est une vieille amie, j'ai été longtemps absente.

- Je vous laisse.

 

Le jeune garçon partit chercher son père. Rosalie et Bernard étaient appréciès dans le quartier.

Si l'un des habitants se trouvait dans le besoin. Leur porte était toujours ouverte.

 

"Courage Oscar, Rosalie est ton amie.

Tous ces gens qui t'observent.

Tu voulait rester discrète avant de..."

 

Oscar prit son courage à deux mains et frappa.

 

- Oui. Qui est ce ? Entrez..... Bon, j'arrive.

 

Oscar voulait franchir cette porte, mais elle n'arrivait pas à faire un pas de plus.

 

Rosalie ouvrit.

 

- Os... Oscar !!!

- Bonjour... Rosalie.

 

 

 

A suivre....

Commentaires (2)

1. 27/06/2011

Merçi

2. 19/06/2011

J'ai enfin pu lire toute la suite,bravo!Vivement la suite...

Vous devez être connecté pour poster un commentaire