Chap 18 : La robe de bal
Gilbert entra dans la chambre de sa maîtresse pour lui apporter son petit déjeuner. Oscar se réveilla avec un énorme mal de tête. Elle sorti de son lit, elle portait encore ses vêtements de la veille.
Gil : Bonjour Oscar ! Comment vous portez vous ce matin ?
O : J’ai connu des matins plus agréables… hahaha
Gil : Votre ami est reparti avec un des chevaux des Jarjayes
O J’enverrai quelqu’un le récupéré… Ne t’en fais pas, on fait tout le temps comme ça.
Gil : Vous ne voulez pas me parler ?
O : Y’a rien à dire… Mon père a posé ma démission, il projette de me marier, mon seul amour est mort… tout va bien !
Gil : et vous ne voulez pas vous marier ?
O : La seule personne que j’aurais voulu épouser ne reviendra jamais.
Gil : Ah !... euh… et vous pensez que vous ne pourrez aimer personne d’autre ?
O : Non et pourtant, je sens que je vais être obligé de me plier à leur folie.
Gil : Prenez alors le moins pire et peut être que vous finirez par l’aimer
O : Tu es gentil Gilbert… j’apprécie tes conseils ! hahaha… Je prendrai le moins pire c’est ça !
Gil : Quoi ??? Ma maman me disait toujours que quand tout allait mal, il fallait prendre le moins pire… et que ça serait déjà un peu mieux.
O : Je te remercie… de toute façon, je crois qu’on ne me laisse pas trop le choix.
Gil : Bah… votre mère en tout cas, elle vous aime. Si elle doit choisir pour vous, elle fera au mieux !
O : Je te remercie de te soucier ainsi de moi. Je vais réfléchir à la « moins pire » des options…
Gil : Bien, je vous laisse.
Elle se restaura sommairement et partir se promener dans les jardins. Elle croisa sa mère dans la roseraie.
O : Bonjour mère
MJ : Bonjour Oscar. Est-ce que tout va bien mon enfant ? Vous avez des cernes incroyables…J’espère que ce n’est pas la discussion avec votre père qui vous a perturbé cette nuit.
O : Tout va bien
MJ : Ne vous en faites pas ! Je ne le laisserai pas choisir pour vous un époux. Je pense que vous avez votre mot à dire.
O : Mère, je ne veux pas me marier
MJ : Oscar ! Nous en avons déjà discuté… Je pense qu’au contraire vous avez grand besoin d’un mari qui saurait panser les plaies de votre cœur et d’enfants qui le rempliront de bonheur.
O : Je ne pourrais pas
MJ : Si vous le souhaitez, je vous aiderai… Je vous accompagnerai dans vos premiers pas.
O : Merci mère de me soutenir
MJ : Mais c’est bien normal mon enfant… Votre père vous a appris à vous servir d’une épée, mais il ne vous a rien appris des armes des femmes et de leurs pouvoirs. Quand vous serez prête, nous organiserons un bal pour vous présenter en tant que Mademoiselle de Jarjayes. Je suis là désormais pour vous Oscar, nous choisirons ensemble ce qu’il y a de meilleur pour vous. Mais je pense que vous devriez vous entraîner à porter des robes si vous voulez être parfaitement à l’aise devant tous les vautours qui vous jugeront. Vous savez comme ils sont impitoyables.
O : Je vous remercie mère, mais pas maintenant.
Les semaines étaient passées calmement. Son père n’avait pas reparlé de son projet de mariage depuis leur fameuse discussion.
Oscar reprenait peu à peu vie en même temps qu’elle récupérait ses forces et sa mobilité. Elle était désormais capable de courir, de monter un peu à cheval et de reprendre l’escrime.
Elle était dans la cour en train d’apprendre les rudiments du maniement de l’épée à Gilbert quand une voix grave résonna derrière elle. Elle se retourna en souriant.
Al : T’en prendre à un enfant ma pauvre Oscar, voilà à quoi tu en es réduite !
Gil : Je ne suis pas un enfant
O : Laisse Gilbert ! Il adore taquiner les gens…
Al : Taquiner. ! Taquiner ! Viens si tu veux t’entraîner je vais te taquiner de mon épée !
O : Je relève le défi !
Il prit l’épée des mains de Gilbert et commença quelques attaques, Oscar les contra avec une simplicité enfantine.
O : Alain me prendrais tu pour une débutante ?
Al : C’est que je ne voudrai pas te blesser
O : Non ne m’épargne rien… YAAAH
Elle lança à son tour une série d’attaque toute plus précise les une que les autres.
Al : Je vois que tu as bien récupéré
Ils ferraillèrent un moment sans que l’un ou l’autre n’eu le dessus. Mais Oscar malgré toute l’énergie qu’elle déployait n’était pas encore remise… Elle bascula à la dernière attaque d’Alain, mais elle l’attrapa par le col l’entrainant dans sa chute. Il se retrouva donc étaler sur elle dans l’herbe fraiche. Il releva la tête, leurs visages n’étaient qu’à quelques centimètres, leurs nez se touchaient presque. Il plongea dans le regard azur de la jeune femme, il fut troublé. Il sentait monter en lui une vague de désir animal. Oscar dans son innocence ne se doutait pas de ce qui pouvait se passer dans la tête d’Alain. Elle le bascula et se retrouva sur lui comme du temps où elle se bagarrait enfant avec André et que le vainqueur écrasait le perdant.
O (souriant) : J’ai gagné !
Alain ne l’écoutait plus, il était transporté par une attirance magnétique. Il s’empara des lèvres d’Oscar, enfouissant dans sa chevelure une main pour la retenir. Oscar ne se débattit pas dans sa surprise. Elle découvrit des lèvres chaudes contre les siennes. Une langue habile pénétra dans sa bouche et commença à conduire un tendre ballet. Il l’embrassait passionnément, ses souffles s’accélérèrent, se firent plus rauque. Elle senti sous elle le membre d’Alain se gonfler de désir. Elle aurait du fuir, le frapper ou au moins se débattre. Mais ce baiser, ses caresses, cette passion, elle était chamboulée. Son corps l’a trahi en refusant de bouger. Elle se laissait aller à cette douce attaque, anesthésiant sa volonté, glissant progressivement plus près d’Alain. Il l’entoura de son autre bras, elle répondit à son baiser elle aussi. Ils roulèrent dans l’herbe, tantôt elle était sur lui, tantôt il était sur elle. Le désir lui brûlait les veines, son corps tout entier vibrait, il était comme fou, fou d’amour. Il lui embrassa le cou surprenant Oscar et lui faisant pousser un petit gémissement. Sa main se faufila sous la chemise allant caresser la peau de son ventre. Elle avait les yeux fermés, elle était submergée par toutes les nouvelles sensations que son corps lui criait. Il entendait son souffle s’accéléré, elle mordait ses lèvres rosit par les baisers. Elle était si sensuelle, si désirable, si…La magie retomba en même temps que ce nom lâché dans la passion.
O : André !
Ils ouvrirent brusquement les yeux tous les deux, réalisant ce qu’ils avaient fait et ce qu’il avait failli faire. (enfin Alain n’aurait pas été contre d’aller plus loin…). Oscar se releva aussitôt et s’enfui dans la maison. Alain la regarda partir…
Al : Diable d’André… Comment se fait-il que tu sois le seul qu’elle aime ? Quel est ce sortilège qui vous uni au-delà de la mort ?
Elle courait dans les escaliers tête baissée quand elle percuta son père. Il se retrouva assis sur les marches avec sa fille dans les bras.
G : Oscar ! Que signifie ??? Que fuyez-vous ainsi ?
O : Père, excusez-moi… J’étais juste distraite
Elle se releva promptement, suivi de son père qui épousseta son veston.
G : En tout cas, je suis heureux de vous voir en forme avec ce teint rose aux joues. Il me semble que vous êtes rétablie et ceci tombe à point nommé.
O : à point nommé pour quoi ?
G : Leurs majestés nous ont envoyé une invitation pour un bal. C’est l’occasion idéale de vous présenter.
O : C’est encore un peu tôt… Ne pouvons-nous pas attendre encore un peu ?
G : Ce jeu a assez duré Oscar. Vous n’allez pas rester cacher ici toute votre vie. Je ne vous ai pas éduqué comme un lâche…
O : Ni comme une femme…
G : Suffit Oscar ! Ne répondez pas ! De toute façon ma décision est prise, un couturier viendra dés cette après-midi vous confectionner une robe digne de vous.
O : Père ! S’il vous plait !
G : Soyez à la hauteur de votre nom !
Sur ces mots, il descendit l’escalier et sorti rejoindre son carrosse. Oscar restait pantelante sur le haut des marches.
A suivre...
1. 24/02/2011
Ouinn!!
Et après? C'est trop bien!