Une danse à quatre temps (9)

Chap 9 : L’explosion

 

Elle passait toutes ces nuits à rêver d’André, elle ressassait les derniers mots « Où est passé Oscar la Forte, Oscar mon amie ? », elle se souvenait cette dernière nuit où son corps s’est enflammé au contact du souffle de son ami d’enfance, elle se souvenait toute les nuits de ces 15 ans d’amitié partagé… elle n’avait pas vu son ami grandir et pourtant, sa mémoire était capable de lui redessiner parfaitement chaque trait de son visage devenu homme, chaque contour de ce corps masculin qui l’avait tant de fois serrer. « Oh André, je te jure que je n’aurais jamais plus peurs, mais donne moi un seconde de plus avec toi… »

Pour André, elle se leva… il n’aimait pas qu’elle baisse les bras après tout !

Elle rassembla ses forces et se regarda dans le miroir. Ses yeux était de glace, le visage parfaitement lisse de toutes émotions, elle s’entoura le buste de ses bandes et dit à son reflet. O : Je serai le plus impitoyable des hommes

Elle fini de s’habiller, déjeuna sommairement et parti à la caserne. Ses hommes étaient mis à rude épreuves car leur colonel était infatigable. Il enchainait entrainements, missions, surveillance. Tout se devait d’être irréprochable.

Heureusement pour elle, son nouvel ami, Alain de Soisson, venait contrarier tout ces plans de surmenage dés qu’il pouvait s’échapper de sa caserne ; Il l’arrachait alors à la monotonie de sa vie par une joyeuse chevauchée, un duel amical ou d’interminable beuverie dans les tavernes de Paris. Grand-mère ne le trouva pas très fréquentable au début. Mais elle se prit d’affection pour ce grand garçon qui traitait Oscar comme une petite fille. Elle savait que cet homme la protègerait dans leurs escapades et elle savait au combien Oscar avait besoin de s’évader. Il la faisait sourire, c’était suffisant pour Grand-mère pour apprécier le jeune homme.

Pour André, elle continuait le combat, elle se fit porté pour toute les missions les plus dangereuses, seule elle affrontait meurtriers, conspirateurs, démantelaient les pièges tendu à leurs majestés. Elle fut envoyé en mission à l’étranger, accompagnant les ministres pour des discussions diplomatiques d’importance majeur. Elle chevauchait en éclaireur les routes de France pour assurer la sécurité des convois.

La Cour de Versailles se pâmait devant leur courageux Colonel. « Il n’a vraiment peur de rien… Mais voyez quel courage ? Quel homme, je rêverai d’en faire mon mari ou mon amant ! » Disaient ces dames.

L’ombre du courageux colonel n’était en reste dans ces missions périlleuses, son lieutenant veillait sur elle, plus que sur sa propre vie… mais comment protéger un être qui se jette au devant du danger, qui n’échappe parfois que d’un cheveu à la mort. Il s’inquiétait sans arrêt pour elle, tentait de la dissuader de prendre risque. Il essayait de l’encourager à déléguer à d’autres services certaines missions qui ne relevaient pas de la garde. Mais rien n’y faisait, elle restait sourde aux recommandations. Alors, il restait avec elle, il la suivait partout essayant malgré elle de la sauver.

Les tensions montaient en France, les opposants à la royauté s’organisaient de plus en plus. Des actions armées étaient mené contre leurs majestés. Oscar était constamment en alerte pour faire face aux agressions. Elle accompagnait le roi à une cession de chasse quand l’incident se produit… Une bande armée avait tendu un piège et ce n’est que de justesse que le roi échappa à l’explosion. Oscar ayant aperçu le colis propulsé en direction du roi le poussa de toutes ses forces, mais Oscar se retrouva trop proche de la zone d’impact. Le colis était un mélange de poudre et d’acide qui fit une explosion impressionnante dés la collision. Son corps se retrouva projeter dans les airs tel un pantin désarticuler elle atterri plusieurs mètres plus loin, son corps continua des dévaler une pente abrupte avant de se stopper sa course dans un arbre.

Girodelle se mit à hurler son nom et s’élança immédiatement à la recherche du corps de son aimée. Il la vit inanimée, sanguinolente… Son cœur manqua un battement… Il couru aussi vite qu’il pu la rejoindre. Il essaya de rassembler ses esprits pour avoir les meilleurs gestes pour la sauver. Une civière ne pouvait descendre jusqu’à se point escarpé. Il la souleva avec précaution… il senti sous ses doigts que plusieurs de ses os étaient cassés. Il la remonta jusqu’à la bordure où tout le monde était venu les rejoindre.

Gi : Vite un médecin ! Oscar respire encore mais son état est grave !

Ils transportèrent le corps grâce à une civière de fortune bricolé avec le matériel à leur disposition et ils partirent à Versailles. Il ne fallait pas perdre de temps !

Oscar est installé dans une des chambres du château et les médecins royaux se précipitent à son chevet. Ils restèrent à l’intérieur de nombreuses heures, tentant de réduire les fractures, bander les plaies.

Leurs majestés furent très inquiètent pour leur fidèle colonel, mais ce n’est rien en comparaison de ses parents ou de son lieutenant qui restèrent prostrés devant la porte jusqu'à la sorti des médecins.

Les médecins à l’attention du Général de Jarjayes : Général, il nous faut vous parler

Général : bien sûr ! Mon enfant va s’en sortir

Les médecins : Général nous ne pouvons être catégorique sur les chances de survie de votre… Fille… elle a de nombreuses fractures, certaines sont extrêmement grâce. Mais ce qui nous inquiète le plus est que la violence du choc et de la douleur l’a plongé dans un coma. Les fractures se résorberont, peut-être même qu’elle pourra espérer remarcher un jour, mais nous ne pouvons pas garantir son réveil.

A suivre...

Commentaires (1)

1. 19/12/2010

je suis sur qu'oscar va se réveiller!(elle a intérêt!)lol!

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