Telle une relique, voici le dernier vêtement qui subsiste de la garde-robe de la reine. Marie-Antoinette porte cette chemise en toile de lin pendant sa détention, bien loin des somptueuses robes qu'elle portait à la Cour. La souveraine voue une véritable passion à la mode. Grâce au talent de madame Bertin, sa couturière attitrée, elle devient l'une des femmes les mieux habillées de son temps. Depuis, tous ses costumes ont été détruits. Anonyme, Chemise de Marie-Antoinette, Musée Carnavalet, Paris, France
Dans un quotidien "royal", de simples objets se transforment en véritables œuvres d'art. Services étrusques, porcelaines de Chine, accessoires incrustés de nacre et de perles... Marie-Antoinette n'hésitait pas à mélanger les styles. Contrairement aux traditions de la Cour, la reine a su imposer ses goûts personnels à Versailles. Gauche : Gobelet (sans soucoupe) du service de la Laiterie de Rambouillet, porcelaine, Manufacture royale de Sèvres, Musée national de Céramique. Droite : Anonyme, Nef en lapis lazuli, gemme, Musée du Louvre, Département des Objets d'Art, Paris
Marie-Antoinette a fait appel aux plus célèbres artisans et ébénistes de son temps pour réaliser les meubles luxueux qui décorent ses appartements. Adam Weisweler, Table à écrire (1784), Musée du Louvre, Département des Objets d'Art, Paris
Marie-Antoinette suit l'air du temps dans son intérieur. Le "naturalisme rocaille" est à la mode dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle comme en témoigne cette boîte en forme de coq. Anonyme, Boîte à deux étages garnie d'un plateau, laque du Japon, collection de Marie-Antoinette à Versailles, cabinet doré, Musée national du Château de Versailles
Signé le 1er avril 1756, le traité de Versailles met fin à deux siècles de rivalité avec l'Autriche et scelle la volonté de se rapprocher des Habsbourg. La même année, Louis XV offre à Marie-Thérèse cet ensemble raffiné. De ce jeu des alliances, naît plus tard le projet de mariage entre le futur Louis XVI et la jeune Marie-Antoinette. Service au ruban vert, porcelaine, Museen des Mobilien depots Wien, Vienne, Autriche
Ce dessin attribué au célèbre artiste révolutionnaire Jacques-Louis David . Vieillie et amaigrie, Marie-Antoinette apparaît méconnaissable sur la charrette qui la transporte jusqu'à l'échafaud le 16 octobre 1793. Mais sa raideur digne et son port de tête ne la quittent pas, juste avant sa mort. Jacques-Louis David, Marie-Antoinette conduite au supplice, avec notes manuscrites, dessin, Musée du Louvre, Département des Arts graphiques, Paris, France
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